Retour sur le CN2PI – Concours National de Plaidoirie en Propriété Intellectuelle, édition 2015

Participer au s’apparente à une réelle aventure humaine, qui se ressent tant en amont qu’en aval du concours. En amont, cela débute dès lors que les plaideurs ont été élus, par l’engouement des rédacteurs qui souhaitent s’inscrire dans une équipe (composée de trois plaideurs) afin de faire partie de cette aventure. C’est donc l’occasion de former une équipe avec des amis, des camarades de master (tout master confondu de la mention IP/IT) qui deviendront après l’aventure des amis. C’est surtout l’occasion d’approfondir certaines matières à travers un cas pratique et de franches rigolades autour de cafés pour travailler ce dernier.

En aval, cela fait penser un peu à une colonie : on prend le train tôt le matin, présentation des lieux, de l’hôtel. Nous avons eu la chance que le concours se passe à Aix-en-Provence cette année, ville étudiante et ensoleillée. Nous avons rencontré des étudiants en propriété intellectuelle de toute la France (Lille, Nantes, Grenoble, Aix, Toulouse, Lyon et j’en passe). Il n’y avait pas réellement de compétition entre nous, tout le monde jouait le jeu de « l’avocat » de la demande ou de la défense mais une fois les plaidoiries terminées, on se serrait la main et en rigolait.

Au terme de la première journée du concours, phases de poules, quart- et demi-finales ont eu lieu. La finale a été retransmise en direct sur Youtube et a eu lieu dans un bel et grand amphithéâtre de la fac organisatrice. A titre personnel, c’était un peu stressant le matin, avant le premier match. Surtout que je n’avais jamais plaidé avant ce concours. Mais une fois la première plaidoirie faite, on est lancé. C’était génial de sentir les rédacteurs derrière nous qui nous soutenaient, sentiment d’équipe pendant et en dehors du concours.

Une fois cette première journée terminée, tous les étudiants (plaideurs, rédacteurs présents), organisateurs et professeurs ont été conviés à un dîner dans un restaurant de la ville. C’est un bon prétexte pour faire connaissance avec les autres facs et les professeurs, une autre approche d’eux, beaucoup plus amicale. Après le restaurant, ceux qui avaient été éliminés sont allés chanter dans un karaoké (avec notamment des avocats dont je tairai les noms).

Pour mon équipe, cela n’a pas été aussi loin puisque qualifiés pour la finale, nous ne sommes pas rentrés tard. Petite discussion avec Alexandra Bensamoun, qui nous accompagnait, rigolade, motivation à bloc, on était prêt ! Le lendemain, nous avons remporté la finale contre l’équipe d’Aix et c’était incroyable : dans un amphithéâtre rempli des équipes de Sceaux, de ceux éliminés la veille et s’étant levés pour venir, de curieux de la fac organisatrice et d’un jury prestigieux (Gilles Vercken, André Lucas, Marie-Françoise Marais), l’ambiance était exaltée.

S’en est suivi un buffet et l’après-midi sous le soleil d’Aix. Le bilan de ces trois jours et du concours est que certes il a fallu un peu de temps pour le préparer, mais préparer une plaidoirie, c’est assez sympa (le côté théâtral) ! L’esprit d’équipe, la volonté de gagner sans tomber dans de la pure compétition, les restos entre amis, les plaisanteries, les qualifications, tout ce mélange a donné naissance à un cocktail que je conseille à tout le monde, sans modération bien sûr !

Adrien Bansard, étudiant du M2 Droit des nouvelles propriétés (promotion 2014/2015)

L'événement relaté sur le site du